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Actualités :
12/12/2012 Le "bal des faux-culs et des amnésiques" devant le tribunal de l'inquisition s'est enfin terminé. Comme c'était prévisible, ce procès n'aura été qu'un remake de la parodie de justice de N'Djamena. Un lit de boue et de calomnies, un procureur qui transforme des "mensonges officiels" en vérités absolues sans avoir à en apporter la moindre preuve, des parties civiles grotesques mais entendues par le tribunal, des témoins à décharge qui eux n'ont pas eu le droit à la parole, et bien évidemment les éléments matériels pouvant permettre de contredire les accusations écartés d'office. Les accusés ont de nouveau été insultés et humiliés en place publique, devant une cour visiblement acquise à la cause des inquisiteurs. Le verdict sera rendu dans 2 mois, le 12 février 2013, ce qui laisse le temps de préparer le bûcher...
11/12/2012 Le procureur de la république réclame une peine de 3 ans de prison dont 2 fermes. Des réquisitions ahurissantes qui sont basées sur de la "rhétorique". Un énième déni du droit et un énième effet d'annonce (repris par tous les médias!) qui n'ont pour but que de cacher les mensonges de l'Etat Français et de l'Etat Tchadien dans cette affaire.
10/12/2012 Le Blog du comité de soutien. (lien direct)
06/12/2012 Le procès de L’Arche de Zoé s’est ouvert à Paris, avec comme depuis le début de cette affaire, une forte pression politique et une incroyable manipulation médiatique. Les journalistes sont en effet nombreux à colporter les ragots, les insultes gratuites, les calomnies et les diffamations. Tout est bon pour salir L’Arche de Zoé et son président. En revanche, il n’y a plus un seul journaliste pour rapporter les témoignages à décharge ou les preuves matérielles qui démontrent que certaines parties civiles ont menti à la barre comme depuis le début de l’affaire. Le même aplomb pour mentir que lorsque qu’il avait prétendu que les 103 enfants de L’Arche de Zoé étaient tchadiens ou avaient encore des parents…
20/11/2012 Un nouveau simulacre de procès devrait se tenir à Paris début décembre 2012 sur quelques après-midi. Mais, cette fois-ci, la mascarade aura lieu en France, il n'y aura pas de coup de fouet ou de coup de crosse pour faire taire les accusés ou les obliger à participer à la parodie. Alors, le scénario sera un peu différent...
15/08/2012 Une nouvelle découverte pour le moins "surprenante" dans cette affaire : tandis que les membres de L'Arche de Zoé étaient condamnés au Tchad en décembre 2007, le président Français a dans le même temps rencontré le président Soudanais et a décidé de lui accorder une "aide bilatérale" de 103 millions de dollars !
Le prix du silence : 1 million de dollars par enfant.
Si seulement la France pouvait déployer autant d'efforts et d'argent à aider les populations en détresse plutôt que de soutenir et de financer les génocidaires...
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L’histoire de L’Arche de Zoé
L’Arche de Zoé est une association à but humanitaire créée pour venir en aide aux victimes du Tsunami survenu en Asie du Sud-Est le 26 décembre 2004. Les membres de L’Arche de Zoé se sont relayés pendant près de deux ans sur la côte nord de l’île de Sumatra, en Indonésie, pour venir en aide à plusieurs centaines d’enfants victimes d’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire. En 2007, L’Arche de Zoé a décidé de réorienter son action envers les enfants victimes du génocide au Darfour, province à l’ouest du Soudan. L’opération de L’Arche de Zoé à l’est du Tchad en octobre 2007 avait pour objectif d’évacuer vers la France des enfants orphelins du génocide perpétré au Darfour par le gouvernement Soudanais, dans le but premier de les mettre à l’abri des bombes sous couvert du Droit d’Asile, mais aussi dans le but politique d'interpeller l’opinion publique - française et internationale - sur le drame en cours au Darfour. A l’époque, en 2007, la communauté internationale ne reconnaissait pas encore le « génocide » et ce n’est qu’en 2010 que la Cour Pénale Internationale a enfin engagé des poursuites à l’encontre du Président Soudanais Omar El Béchir et plusieurs de ses ministres pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Comme en ex-Yougoslavie en 1991, au Rwanda en 1994, en Côte d’ivoire en 2002, tout comme dans un certain nombre de bastions de la « FrançAfrique » ou du Maghreb, où les autorités Françaises ont soutenu (voire parfois mis en place) des dictateurs sanguinaires, la France est impliquée dans les drames qui se sont déroulés au Soudan, depuis 1983 au Sud Soudan puis à partir de 2003 au Darfour. L’objectif de cette opération d’évacuation vers la France d’orphelins Soudanais était sciemment de créer un incident diplomatique entre la France et le Soudan et d’obliger à la fois les médias et la justice à s’emparer du sujet, à enquêter et à révéler au grand public les activités pour le moins « nauséabondes » de la France en Afrique. C'était un moyen pour réveiller une opinion publique résignée et indifférente en mettant en lumière les commerces sordides et juteux que font des Français avec un gouvernement qui assassine impunément depuis tant d’années. Cette opération a été minutieusement préparée, avec l’aide de juristes et d’avocats, et a mobilisé des moyens importants : 5 médecins urgentistes, 8 infirmières, 10 sapeurs-pompiers, 2 logisticiens, 3 journalistes, 2 coordinateurs, 5 pilotes et 5 membres d’équipages, plus des 200 personnels Tchadiens et Soudanais, 3 avions dont 1 Boeing 757, plusieurs rotations d’avions militaires français, plus de 2 tonnes de matériels et près de 660 000 € de budget, auxquels s’ajoutent 259 familles d’accueil bénévoles en France. Toute cette organisation a été indispensable pour identifier et regrouper 103 enfants orphelins du Darfour (dont 98 d’entre eux étaient orphelins de père et de mère, 5 d’entre eux étaient orphelins de mère) et pour les évacuer vers la France le 25 octobre 2007, plus précisément vers l’aéroport international de Reims Vatry. Les 103 enfants étaient tous Soudanais, appartenant principalement aux ethnies « Massalit » et « Zagawha », originaires de la province ouest du Darfour, cibles prioritaires (avec les « Fours ») du génocide au Darfour. Certains vivaient, ou plutôt tentaient de survivre dans cette province soudanaise en proie à la guerre et aux massacres de masse depuis 5 ans. D’autres, la majorité des 103 enfants, avaient déjà trouvé refuge, depuis quelques mois ou depuis quelques années, à l’est du Tchad, mais cette zone frontalière est aussi une zone de guerre, sous contrôle militaire total et permanent, désertée par les ONG et les agences Onusiennes, où les conditions de vie et l’espérance de vie des enfants n’est guerre mieux qu’au Soudan. L’équipe de L’Arche de Zoé a pris en charge ces 103 enfants, les a soignés, nourris, logés et dorlotés jusqu’à voir réapparaître leurs sourires. Certains ont été sauvé in-extremis par notre équipe médicale de maladies infectieuses ou d’infections dues à leurs conditions de vie en zone de guerre. En cas d’évacuation de ces enfants vers la France, L’Arche de Zoé avait constitué un réseau bénévole de familles d’accueil susceptible d’assurer, en concertation avec les autorités Françaises compétentes, un accueil bénévole d’urgence afin que ces enfants, victimes de guerre, puissent bénéficier du meilleur accueil et de la meilleure prise en charge possible dans un pays en paix. Bien que l’opération ait été largement médiatisée en France avant son déroulement, dès avril 2007, et bien que l’ensemble des autorités de l’Etat Français et des représentants du parlement aient été directement informés de l’organisation de cette opération, ce n’est que le 23 octobre 2007 que des hauts fonctionnaires du Ministère Français des Affaires Etrangères ont réalisé l’imminence de l’opération, sur la base d’une dénonciation téléphonique d’une des familles d’accueil, et ont paniqué à l’idée que cette opération allait provoquer un incident diplomatique important entre la France et le Soudan et que plus de 1 000 expatriés français installés au Soudan, principalement à Khartoum la capitale, allaient se trouver dans une situation délicate. Mais encore une fois, c'était un des objectifs de cette opération que de dénoncer la présence au Soudan de tous ces grands groupes Français (Total, Areva, Bolloré, Bouygues, Bureau Véritas pour n’en citer que quelques-uns) dont on peut s’interroger sur la présence dans ce pays réputé pour les crimes de guerres et crimes contre l’humanité. Il était nécessaire de montrer de façon forte à l’opinion publique française que certains groupes industriels et certaines autorités Françaises se pavanent dans des hôtels de luxe et des « villas d’expat » pour faire du commerce avec des génocidaires, pendant que l’on assassine impunément à quelques centaines de kilomètres de là. C’est donc le 23 octobre 2007, que le Quai d’Orsay a ordonné aux autorités tchadiennes d’arrêter l’équipe de L’Arche de Zoé et de tout faire pour les empêcher d’évacuer vers la France les 103 orphelins du Darfour qu’elle avait regroupé à l’est du Tchad. Le 24 octobre 2007, un juge d’instruction est nommé à Paris, toujours à la demande du Quai d’Orsay, afin de poursuivre L’Arche de Zoé pour « trafic d’adoption ». Le 25 octobre 2007, au petit matin, la police Tchadienne procède « fortuitement » à l’arrestation de l’équipe de L’Arche de Zoé qui se rendait à l’aéroport militaire d’Abéché, à l’est du Tchad, pour évacuer les 103 orphelins du Darfour. Les autorités Tchadiennes, bien qu’elles ne soient pas encore en possession de l’identité des membres de L’Arche de Zoé ni de l’identité des 103 enfants, communiquent quasi immédiatement et de façon précise sur ces arrestations ayant permis, d'après elles, d’empêcher une « opération de trafic d’enfant dans un but d’adoption » par de « faux humanitaires Français » ayant « volé des enfants tchadiens à leur parents ». En France, le déferlement médiatique commence dans les heures qui suivent l’arrestation des humanitaires au Tchad, à grand renfort de dépêches AFP, orchestrées par le Quai d’Orsay… C’est ainsi que démarre « l’affaire de L’Arche de Zoé », qui déclenchera un tsunami médiatique en France et à travers le monde, avec son lot de pseudo « scoops » et révélations par des médias en mal de sensationnel et bien plus intéressés à faire de l’audimat qu’à comprendre les dessous de l’affaire. Le 26 décembre 2007, après une instruction et un procès bâclés en moins de 2 mois au Tchad, 6 membres de L’Arche de Zoé sont condamnés à N’Djamena à 8 ans de travaux forcés. Ils sont rapatriés 2 jours plus tard en France et incarcérés pour purger une peine de 8 ans de prison. En plus de l'incarcération physique de ses membres, le Tchad et la France se sont véritablement attachés à piller et dépecer L’Arche de Zoé pour être sûr qu’elle ne puisse jamais reprendre ses activités. En décembre 2007, parallèlement à ce procès tchadien et après une entrevue entre les présidents Français Sarkozy et Soudanais El Béchir, la France offre au Soudan la somme pharaonique de 103 millions de dollars au titre de « l’Aide Bilatérale », en plus des sommes régulièrement versées dans le cadre de la "coopération". (Voir ici le rapport de l'Assemblée Nationale en 2009 détaillant "les troublantes affinités de la France et du Soudan"). Ce « simple » fait de fournir des moyens financiers et matériels à des assassins devrait suffire à poursuivre le Ministre de l'époque pour "complicité de crimes contre l'humanité et complicité de génocide". En février 2008, deux mois plus tard, la France offre, à l’armée Tchadienne cette fois, 20 véhicules blindés. Quelques jours après ces « généreuses offrandes » les 103 enfants, jusque là enfermés dans un orphelinat d’Abéché, sont renvoyés au Darfour et les 6 membres de L’Arche de Zoé sont graciés par le Président Tchadien, puis libérés le 31 mars 2008. Depuis lors, une instruction judiciaire Française, rondement menée, et uniquement à charge, doit déboucher un jour sur un procès en correctionnelle de 4 des 30 membres de L’Arche de Zoé (plus un logisticien Français n’ayant pas participé à l’opération au Tchad) pour : - Tentative d’aide à l’entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers - Exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en adoption - Escroquerie sur 14 des 259 familles du réseau d’accueil de L’Arche de Zoé - Escroquerie sur 2 des 30 membres de l’équipe de L’Arche de Zoé Une nouvelle parodie de justice en perspective, après celles de N’Djamena (en décembre 2007) et de Créteil (en janvier 2008), qui précédera à n’en pas douter un procès en appel, un pourvoi en cassation et une saisine de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Dix à quinze années de procédures, au bas mot, qui laisseront le temps de mourir à ces 103 enfants afin qu’il ne reste plus de traces. Nous verrons à ce moment là si l’institution Européenne, qui se dit vertueuse, accepte et tolère que des états membres soit les complices directs ou indirects de crimes contre l’humanité et de génocides. Nous verrons alors si la France peut rester une « république d’intouchables » avec son cortège de politiciens et de hauts fonctionnaires au dessus des lois. Il reste bien sur quelques zones d’ombres dans cette affaire sur les implications et les agissements de certaines personnalités politiques, mais dans la mesure où la justice Française n’a pas souhaité enquêter sur ces aspects, il sera bien difficile de faire toute la lumière sur les événements passés. Nous n’aurons donc vraisemblablement jamais le fin mot de l’histoire. L’opinion publique n’est très certainement pas au courant que l’Etat Français a versé ces dernières années des centaines de millions d’euros à des génocidaires, renforçant ainsi leur pouvoir d’extermination. Il est difficile de croire que le peuple Français pourrait encore cautionner cela. Dans un pays où règne l'hypocrisie sur l'action des politiques et où la manipulation de l'opinion publique est permanente, il aura fallu plusieurs décennies pour que la France reconnaisse sa collaboration à l’holocauste Nazi, il aura fallu attendre plus de cinquante ans pour qu’un Président de la République Française reconnaisse la participation « abominable » de la Police Française dans la « Rafle du Vel’ d’hiv »… Combien d’années ou de décennies faudra-t-il pour faire reconnaitre (et faire cesser) les pratiques abominables et inacceptables de certaines autorités Françaises et certains groupes industriels Français en Afrique depuis la décolonisation ? Combien d’années faudra-t-il pour que des juges d’instructions, réellement indépendants, puissent accéder à tous ces « secrets d’états » bien gardés dans les ministères ? Combien de milliards d’euros d’Aide au Développement devront « disparaître » avant que l’on s’en aperçoive ? Combien de génocides faudra-t-il encore pour faire bouger les consciences ?
En 1995, le président Français Jacques Chirac avait déclaré que les agissements de l'Etat Français pendant la seconde guerre mondiale ont à jamais souillé l'histoire de la France. On peut au moins en dire autant sur les agissements de la France en Afrique depuis plus de cinquante ans. Combien de millions de morts sont imputables, directement ou indirectement, aux actions sournoises de la FrançAfrique lors des dernières décennies ? Les historiens n'ont pas encore commencé à compter, mais un jour viendra... L'Arche de Zoé, comme beaucoup d'organisations citoyennes militantes, n'est qu'un moyen de résistance face à la folie meurtrière et la cupidité des hommes. Il en faudra encore beaucoup d'autres pour que le monde change, et pour que les droits fondamentaux des peuples soient respectés et protégés.
Lire la suite : "L'Affaire française".
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