SOMMAIRE

 

 

Intro

Le Darfour

Children Rescue

Les 103 enfants

L'affaire tchadienne

L'affaire française

La Françafrique

La dérive des médias

Livres-témoignages

Vos Commentaires

Opération TSUNAMI

Liens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dérive des médias

Si "L'affaire de L'Arche de Zoé", comme l'ont surnommé les médias, est avant tout une parodie politique et diplomatique, avant de devenir une mascarade judiciaire, il est utile de comprendre comment les médias français ont participé à cette manipulation de l'opinion publique.

L'AFP

Après l'arrestation des membres l'Arche de Zoé le 25 octobre 2007, les informations et les rumeurs les plus folles ont commencé à circuler principalement par le biais de dépêches AFP.

L'AFP est une agence de presse réputée, mais c'est aussi une agence publique qui a pour rôle de véhiculer auprès des autres médias les informations émanant des Ministères. Cette agence de presse est censée être indépendante, tant financièrement que politiquement. Or 40 % de son budget provient indirectement des deniers de l’état et on retrouve à sa tête,  entre autres, un représentant du Ministère des Affaires Etrangères... (Lire l'histoire de l'AFP, en cliquant ici). Les déclarations de Rama Yade concernant notre opération qu'elle qualifiait de "clandestine et illégale" y trouvent donc un écho sans pareil. Toutes les dépêches de l'AFP, considérées comme "officielles" et "dignes de foi" sont reprises par la plupart des médias sans jamais aucune vérification ni contestation. Une certaine vision de la "liberté de la presse" ?

En fait, dans les médias français, peu de journalistes ont réellement les moyens de mener de vraies investigations. Aussi, dans cette affaire comme dans bien d’autres, la presse se contente de diffuser ces fameuses dépêches AFP, ce qui a renforcé cet effet de "martellement médiatique".

 

M 6

Le 5 novembre 2007, le jour de la libération des 2 journalistes français et de Marie-Agnès Peleran (vice-présidente du COFOD - Collectif des Familles pour les Orphelins du Darfour) à N'Djamena, la chaîne de télévision M6 diffuse un reportage exclusif basé sur des images de la mission de L'Arche de Zoé. Les commentaires du reportage (la "voix off") sont orientés et "à charge", sans réel rapport avec les images diffusées, qui elles mêmes n'ont d'ailleurs pas forcément de rapport entre elles (c'est seulement quand on connait la réalité que l'on peut s'en apercevoir...). Car en fait, au moment du montage de ces images et de l'enregistrement de cette voix off, le journaliste Marc Garmirian est encore en prison au Tchad avec les membres de L'Arche de Zoé. Les commentaires ne viennent donc pas du journaliste qui a filmé les images sur le terrain mais de quelqu'un bien au chaud dans son bureau à Paris, appliquant probablement ce qui a été "décidé en haut lieu". L'essentiel à ce moment là, est que l'opinion publique retienne avant tout qu'il s'agit d'une opération "clandestine et illégale", organisée par des "zozos", telle que l'affirme la version officielle des états tchadien et français.

 

Marie-Agnès Pèleran

Le 9 novembre 2007, la journaliste de France 3, Marie-Agnès Pèleran, qui a participé à la mission de L'Arche de Zoé en tant que caméraman bénévole, intervient dans le JT du 19/20 sur France 3 quelques jours après sa libération. Elle déclare sans sourciller qu'elle a accompagné l'Arche de Zoé en tant que journaliste, et que c'est seulement au cours de ce reportage sur l'association Arche de Zoé, qu'elle se prend d'affection pour les enfants et décide alors de devenir famille d'accueil...

Vidéo du JT de France 3

Or, en réalité, Marie-Agnès Pèleran s'est inscrite dans le réseau des familles d'accueil de L'Arche de Zoé en mai 2007, a participé à plusieurs réunions d'information pour les familles d'accueil en juin et juillet 2007, et est même devenue vice-présidente du COFOD le 16 juillet 2007... C’est seulement au mois d'août 2007, que le président de L'Arche de Zoé lui a fait la proposition de venir suivre la mission sur le terrain en tant que bénévole, ce qu’elle a accepté.  L'Arche de Zoé a toujours souhaité qu'il y ait des images ramenées du terrain, d’abord par désir de transparence concernant cette mission, mais aussi, pour permettre aux enfants, plus tard, d’avoir des éléments concrets concernant leurs origines et leur histoire. Et avoir une représentante des familles d'accueil qui acceptait avec enthousiasme de mettre à profit ses compétences professionnelles au service de l'opération était alors, pour tous, une bonne nouvelle pour garantir la qualité de la mission.

Marie-Agnès Pèleran a donc menti car elle est partie en mission avec L'Arche de Zoé sur un congé sans solde, en qualité de représentante des familles d'accueil et de cameraman interne à la mission et absolument pas en qualité de journaliste de France 3. Ce qui d’ailleurs a créé une certaine polémique au moment de la mobilisation de Reporters Sans Frontières pour la libération des journalistes emprisonnés, ne sachant quel statut accordé à cette femme.

C'est le premier mensonge d'une longue série de la part de Marie-Agnès Pèleran, qui a pourtant participé activement à la mission, notamment parfois, en décidant elle même de prendre ou de refuser des enfants.

Elle déclarera même à plusieurs médias être partie en mission avec L'Arche de Zoé pour le compte de France 3 avec du matériel prêté par France 3 alors qu'en réalité tous ses frais de missions ainsi que la fourniture de l'ensemble des matériels (y compris la caméra) ont été supportés par L'Arche de Zoé.

En janvier 2008, juste avant le procès de Créteil qui condamnera les 6 membres de L'Arche de Zoé à 8 ans de prison, France 3 diffuse un reportage dans l'émission présentée par Elise Lucet "Pièces à Conviction". Ce reportage est basé sur les images tournées par Marie-Agnès Pèleran au cours de la mission, mais n'utilise malheureusement qu'une petite partie de toutes les images qui existent (voir les vidéos "cachées" sur la page Children Rescue). Les images diffusées ont été montées soit de façon décalée par rapport à la réalité des faits, soit coupées au moment où elles auraient pu dévoiler la réalité de l'opération de L'Arche de Zoé, soit submergées par une voix off de miséreuse (celle de Marie-Agnès Pèleran, enregistrée à postériori) orientant obligatoirement le spectateur vers un avis négatif sur l'ensemble de la mission et ses protagonistes. Et les images importantes pour comprendre la réalité de l'opération de L'Arche de Zoé sont gardées secrètes.

Elise Lucet, forte des déclarations de Marie-Agnès Pèleran, enfonce le clou par le biais d'une "contre-enquête" menée par France 3. Dans ce deuxième reportage, on y voit notamment un tchadien employé de L'Arche de Zoé (Ahmid), qui raconte avec précision comment, lors d'une réunion avec quelques tchadiens la veille du départ, le président de L'Arche de Zoé leur aurait annoncé le départ pour la France des enfants et des français. Et puisque personne ne le savait avant, dans leur logique (qui ne cherche pas à comprendre la raison et le contexte des choses)  cela confirme qu'Eric Breteau serait bien un manipulateur. Pourtant, dans le premier reportage diffusé par M6 le 5 novembre 2007, on y découvre les images de cette fameuse réunion de la veille du départ, où effectivement, Eric et Emilie annoncent à quatre tchadiens, (ceux en qui ils avaient une grande confiance) leur départ imminent pour la France. Mais Ahmid, le  tchadien soi-disant témoin de la contre-enquête de "Pièces à Conviction", ne fait pas parti des participants à cette réunion!

    

France 3 a donc tout simplement cautionné les propos mensongers de Marie-Agnès Pèleran en diffusant un autre faux témoignage ! Une stratégie "payante" pour France 3 puisque cette émission "Pièces à conviction" a enregistré son record d'audience à cette occasion. Il vaut sans doute mieux diffuser des mensonges qui font de l'audimat plutôt que des vérités qui dérangent le pouvoir.

Un membre de L'Arche de Zoé qui a rencontré Marie-Agnès Pèleran peu après la diffusion du reportage, lui a demandé pourquoi elle avait fait "ça" ? Sa réponse a été sans équivoque : "J'avais des pressions énormes de Patrick de Carolis qui me harcelait toutes les 10 minutes sur mon portable... C'était soit mon job soit eux, j'ai choisi mon job !".

Et comme le "hasard" fait bien les choses, on constate que dans le volet judiciaire français de l'affaire, le président et le vice-président du COFOD qui ont participé à la mission de L'Arche de Zoé au Tchad (Philippe le médecin et Alain le logisticien) sont mis en examen au même titre que les membres de L'Arche de Zoé. Mais Marie-Agnès Pèleran, qui est également vice-présidente du COFOD et qui a également participé à la mission, n'est pas mise en examen. Toutefois, elle est quand même mise en examen pour "obstruction à la justice" pour avoir refusé de transmettre aux juges français ces fameuses vidéos. Celles-ci auraient pu permettre à la justice de mieux comprendre l'action de L'Arche de Zoé et, peut-être, de nous dédouaner de certaines accusations. Mais officiellement, elle déclare n'avoir pas transmis les vidéos aux juges pour "protéger ses sources". En réalité, c'était simplement pour mieux dissimuler ses mensonges. Pourquoi a-t-elle fait cela? Juste pour son "job" ?

En novembre 2008, elle poussera même le vice jusqu'à porter plainte pour "vol" contre la personne qui a prêté le matériel vidéo à L'Arche de Zoé, et qui a permis que des images soient tournées au Tchad, en arguant d'un nouveau mensonge pour couvrir les précédents : "Ce matériel a été prêté par France 3"...

En toute impunité, sauf peut-être celle de sa conscience, et grâce à une carte de presse, Mme Pèleran a accumulé les mauvais points:

- violation du droit à l'image,

- violation du droit des producteurs,

- manquements à l'éthique journalistique,

- diffamation,

- faux témoignages,

- dénonciation calomnieuse

 

Que c'est beau la liberté de la presse... Bravo Mme Pèleran, et bravo France 3 pour votre sens de l'information et de l'éthique ! Vous avez finalement parfaitement raison de faire la leçon aux membres de L'Arche de Zoé, qui ne sont que d'amateurs voyous et vous, de grands journalistes... Et grâce à "votre travail", l'opinion publique a parfaitement intégré que c'était une opération "clandestine et illégale" et que la condamnation à venir par le tribunal de Créteil (décidée en haut lieu pour des raisons d'accords politiques entre la France et le Tchad) coulait donc de source. En revanche, il n'a semblé utile à aucun professionnel de l'information de révéler que, le 27 janvier 2008, soit la veille du verdict rendu par le tribunal de Créteil, plusieurs journalistes ont reçu par email la copie conforme du verdict qui allait être rendu le lendemain et que des tracts contenant mot pour mot ce verdict ont même été distribués à l'entrée de la salle d'audience de Créteil le 28 janvier... Ceux qui ont reçu cela ne se sont apparemment même pas interrogés sur le fonctionnement de notre justice et de son indépendance, qui pourtant a montré, tout au long de cette histoire, des failles sérieuses et graves.

 

Jean-Daniel Guillou

Le deuxième journaliste a avoir suivi l'intégralité de la mission de L'Arche de Zoé était le photographe de l'agence Synchro X, Jean-Daniel Guillou. Il a participé à la mission en tant que logisticien et photographe et réalisera plusieurs milliers de photos au cours des 6 semaines d'opération. A Adré, il participe régulièrement à l'accueil et au "tri" des enfants du Darfour avec Emilie. Il connait donc parfaitement la réalité de l'opération menée par L'Arche de Zoé à la frontière du Darfour et connait la plupart des enfants.

Le 23 octobre 2007 (deux jours avant l'arrestation) il explique même dans une interview tout le bien qu'il pense de cette opération et le bonheur apporté aux enfants. Pendant cette interview il tient sur ses genoux une des 103 enfant, la petite Faïza, pour qui il montre la plus grande affection. Mais l'enregistrement vidéo est resté secret...

Après sa libération le 5 novembre 2007, en compagnie de Marie-Agnès Pèleran, il change brutalement d'opinion.

L'opération qu'il cautionnait et défendait quelques jours auparavant, celle à laquelle il était si fier d'avoir participé, devient pour lui une "dérive" et un "fiasco de l'humanitaire"... Il vendra pourtant ses photos "du fiasco" à prix d'or à Paris Match et au Nouvel Obs.

La "Une" de Paris-Match reprend l'une de ses photos où l'on voit Emilie et Eric donnant des soins à un petit garçon, Abdelaziz. Mais le commentaire est bien différent de la réalité car d'après Paris-Match, il s'agirait d'une petite fille prénommée Zam-Zam, qui serait depuis décédée. Il est sans doute beaucoup plus vendeur pour des journalistes de parler d'une petite fille qui est morte plutôt que d'un petit garçon sauvé d'une mort certaine grâce aux équipes de L'Arche de Zoé, mais pour nous qui avons connu ces enfants, c'est sordide et honteux d'avoir "inversé" deux prénoms, omettant les humains qu'il y a derrière. Et cela a été d'autant plus douloureux que c'est cet exemplaire de Paris-Match, aux légendes et commentaires tronqués, qui sera utilisé par le Procureur Général de N'Djamena lors du procès pour "démontrer" la culpabilité des 6 membres de l'Arche de Zoé : "Vous voyez, même la presse française dit qu'ils ont volé les 103 enfants, alors c'est forcément vrai..." !

Le Nouvel Obs utilisera, dans un même esprit de détournement de la réalité et de la vérité, les photos de Jean-Daniel Guillou avec des légendes tout aussi trompeuses dans son numéro "La vérité sur les enfants volés". Le "Nouvel Obs" mérite sans conteste la palme de la désinformation pour ses "révélations" (stupides et mensongères) qui consistaient à colporter des ragots sur de soi-disant liens entre l'Arche de Zoé et le frère du président Sarkozy... Et ils se prétendent glorieusement être des "journalistes" !

Jean-Daniel Guillou a choisi, ou laissé choisir, des commentaires mensongers mais très "vendeurs", qui lui ont permis de toucher suffisamment d'argent pour quitter son agence de photo et créer la sienne, qu'il a, sans aucun complexe, baptisé "Faïza Photographie" (du nom de la petite fille darfouris qu'on voit sur la vidéo et pour laquelle il avait montré tant d'affection).

www.faiza.fr

Sur son nouveau site internet, il expose et vend les photos de ce qu'il appelle aujourd'hui un "fiasco", auquel il a pourtant activement participé. Mais attention, ce n'est pas lui, ce sont les autres, lui était juste journaliste ! Vous pouvez désormais acquérir ses photos pour la modique somme de 300 € pièce. Et quant à la petite Faïza, elle est repartie au Darfour pour y attendre la mort.

Ce n'est qu'en décembre 2012, à l'occasion du procès devant le tribunal correctionnel de Paris, que Jean-Daniel Guillou révèlera qu'il avait également menti sur son statut de journaliste. A l'époque de l'opération, en 2007, il ne disposait pas de carte de presse ni du statut de journaliste. Il a pourtant été rapatrié par la France et échappé aux poursuites au Tchad en qualité de "journaliste". Ce n'est qu'en 2008, à la suite de la vente de ses photos à Paris-Match qu'il obtiendra une carte de presse. Un comble.

 

Les médias français

A l'exception de quelques vrais journalistes qui ont fait leur travail, à savoir donner la parole aux différents "camps" et donc à L'Arche de Zoé et dans une certaine mesure, ont démontré une réelle volonté d'information objective (Raphaële Garnot de l'agence Gamma, Valérie Crova de France Info, Alain Marschall et Olivier Truchot de RMC, Maria Malagardis de Libération ou Michel Denisot de Canal+), L'Arche de Zoé s'est retrouvé confrontée à un véritable "système de désinformation" qui a manipulé l'opinion publique avec une facilité déconcertante.

 

Parmi les principales inepties véhiculées par les médias, les plus récurrentes étaient "une opération d'amateurs qui n'avaient pas mesuré les conséquences possibles de cette opération" ou "une manipulation (par le gourou de la secte) des familles d'accueil à qui L'Arche de Zoé avait caché les risques..." Toute ces affirmations gratuites des médias et des autorités françaises pousseront même quelques unes des familles d'accueil (14 sur 259) à porter plainte contre L'Arche de Zoé pour escroquerie, parce qu'elles ont estimé ne pas avoir été informé des risques d'échec de l'opération. Pourtant, une fois encore, des vidéos de septembre 2007 montrant des réunions de L'Arche de Zoé avec les familles d'accueil et dont l'état français et France 3 avaient là aussi connaissance, démontrent une toute autre réalité :

Un autre enregistrement d'octobre 2007, au cours de l'opération au Tchad, montre que le président de l'Arche de Zoé avait pleinement conscience des risques de "retournement" des autorités françaises, mais France 3 s'est bien gardé de montrer ces vidéos :

Enfin, un autre exemple éloquent de la manipulation médiatique, un des derniers en date (car il y en a tellement) : La chaine M6 diffuse le 14 octobre 2008, un nouveau reportage dans son JT du 12.50. En 1mn30, le journaliste de M6 explique qu'il a retrouvé 2 des 103 enfants de L'Arche de Zoé.

- Il commence par rappeler qu'il s'agit de 103 enfants tchadiens. Pourtant, même les plus fervents détracteurs de L'Arche de Zoé, dont l'Unicef, ont reconnus que certains de ces 103 était soudanais.

  (http://www.unicef.fr/index.php4?rub=40&articles=6110).

- Il présente les enfants, "Diad" et "Mokasser" (alors qu'il s'agit en réalité de "Djihad" et "Moudassir").

- Il explique que ces deux enfants là ont été séparés de leur mère pendant 10 mois et qu'ils sont restés 8 mois à l'orphelinat (alors qu'ils ont été placés à l'orphelinat d'Abéché du 1er novembre 2007 au 15 mars 2008, soit 4 mois et demi).

- Il explique que les membres de L'Arche de Zoé ont passé 6 mois en prison (en réalité seulement 5).

- Il montre des images d'octobre 2007 qu'il prétend avoir tourné (alors qu'à ce moment là, aucun média étranger n'est arrivé à Abéché et que de toute façon, aucun d'entres eux ne sera jamais autorisé à filmer des scènes essentielles de cette histoire, à commencer par celles du 26 octobre 2007 au matin lors de la première apparition du président tchadien dans cette affaire. Ces images seront l'exclusivité de la télévision tchadienne, qui s'en servira comme images de "propagande" vendues à prix d'or aux médias étrangers...)

- Le journaliste part de l'évidence que la femme est bien la mère des enfants, que tous sont tchadiens et conclut que si elle déclare avoir eu sa maison brûlée, c'est parce qu'elle a du s'absenter pour aller chercher ses enfants à Abéché et que donc, les villageois en ont profité pour tout piller. Il ne pose pourtant jamais la question de l'origine de ces enfants et les images ne démontrent rien. Elle peut tout aussi bien parler des combats et de son village pillé au Darfour qui l'aurait poussé à fuir et à devenir réfugiée au Tchad, tout en étant soudanaise. Elle peut tout aussi bien être la tante ou la voisine des deux enfants. Elle peut tout aussi bien être dans une telle misère que pour quelques sous d'un "bon blanc" venu quelques heures faire semblant de compatir et de comprendre l'Afrique, elle dira ce qu'il veut entendre... Rien n'est démontré, tout est affirmé.

8 affirmations, et autant de contre-vérités = 100% de désinformation ! Merci M6 !

Enfin, il explique que cette femme n'a pas reçu les indemnités que les 6 membres de L'Arche de Zoé avaient été condamnés à verser aux familles des enfants (toujours pas formellement identifiées aujourd'hui, en 2012). Et comme par coïncidence, trois jours plus tard, le 17 octobre 2008, une dépêche AFP annonce que le Tchad réclame à la France le paiement des 6,3 millions d'euros que L'Arche de Zoé a été condamnée à payer ! Et évidemment, cette dépêche est reprise par 80% des médias... CQFD !

 

Cette désinformation systématique et organisée et cette manipulation de l'opinion publique est-elle réservée à la seule affaire de l'Arche de Zoé ? Ou bien peut-on aussi imaginer les mêmes dérives lorsque l'on nous parle de la crise financière, de la guerre en Afghanistan, des frégates de Taiwan, de l'affaire Elf, du financement des partis politiques, du nuage de Tchernobyl, du sang contaminé, de l'affaire d'Outreau ou encore du prochain vainqueur de l'élection présidentielle??

Plusieurs journalistes ayant assisté à la parodie de procès de N'Djamena nous ont confié qu'ils n'avaient pas relaté en France les informations sur ce procès truqué de toute part car ils avait des "consignes" de leur rédaction. La version officielle, rien que la version officielle...

La sacro-sainte liberté de la presse s'est-elle transformée au fil du temps en une véritable impunité de dire n'importe quoi ? Au service de qui ? L'argent et la politique sont-ils vraiment plus important que l'information et la liberté ?

Les journalistes, ô combien essentiels au bon fonctionnement d'une véritable démocratie, ont-ils aujourd'hui trop peur, sont-ils devenus trop dociles pour faire leur métier sérieusement ? Ou bien n'en ont-ils plus la possibilité ? Le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières montre une dérive de la France ces 5 dernières années : 11ème en 2002, et 31ème en 2007 ! (lien : http://www.rsf.org/article ).

On est en droit de se poser des questions. Et de s'inquiéter.

 

 
 

Actualité

 

03/02/2013

Nouvelle demande adressée à l'ensemble des députés Français pour l'ouverture d'une Commission d'Enquête Parlementaire afin de déterminer le rôle exact du Ministère Français des Affaires Etrangères dans cette affaire.

 

01/02/2013

Saisine du Procureur auprès de la Cour Pénale Internationale pour signaler les agissements de l'état Français en marge de l'affaire de L'Arche de Zoé, et notamment le versement de 103 millions de dollars au régime génocidaire Soudanais.

 

31/01/2013

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a débouté ce jeudi l'Etat tchadien de sa demande de dommages et intérêts  de 6,3 millions € auprès de Philippe Van Winkelberg, un des médecins de l'Arche de Zoé, en estimant que le procès de N’Djamena en décembre 2007 n’avait pas apporté d’élément sur l’état civil des 103 enfants, pas même leur nom, pourtant présentés comme tchadiens par les médias. Voilà une première fissure sérieuse dans la « version officielle » qui avait conduit à la condamnation et à l'emprisonnement de 6 membres de L’Arche de Zoé.

Nous attendons désormais le 12 février 2013 pour voir si le tribunal correctionnel de Paris décide de renvoyer des humanitaires en prison sur la base d'une instruction judiciaire tronquée et d'un procès guidé par les intérêts politiques....

 

12/12/2012

Le procès de L'Arche de Zoé s'est tenu devant le Tribunal Correctionnel de Paris du 3 au 12 décembre 2012. Sans surprise, ce "bal des faux-culs et des amnésiques" n'aura servit qu'à vilipender encore un peu plus L'Arche de Zoé et son président. Un procès tronqué après une instruction purement à charge. La vérité ne sortira donc jamais. Notons quand même que l'état français aura eu besoin de 5 ans pour organiser cette parodie alors que le Tchad n'a eu besoin que de 2 mois !

Le verdict est attendu pour le 12 février 2013.

Lire la suite...

 

11/12/2012

Le procureur de la république réclame une peine de 3 ans de prison dont 2 fermes. Des réquisitions ahurissantes qui sont basées sur de la "rhétorique". Un énième déni du droit et un énième effet d'annonce (repris par tous les médias!) qui n'ont pour but que de cacher les mensonges de l'Etat Français et de l'Etat Tchadien dans cette affaire.

 

03/12/2012

Le procès de L’Arche de Zoé s’est ouvert à Paris, avec comme depuis le début de cette affaire, une forte pression politique et une incroyable manipulation médiatique. Les journalistes sont en effet nombreux à colporter les ragots, les insultes gratuites, les calomnies et les diffamations. Tout est bon pour salir L’Arche de Zoé et son président.

En revanche, il n’y a plus un seul journaliste pour rapporter les témoignages à décharge ou les preuves matérielles qui démontrent que certaines parties civiles ont menti à la barre comme depuis le début de l’affaire.
Pas un seul journaliste ne se pose la question des points de droit de cette affaire, et pas un seul de ne se demande, objectivement, si les membres de L’Arche de Zoé ont réellement commis les délits dont ils sont accusés aujourd'hui.
 

 

20/11/2012

Un nouveau simulacre de procès devrait se tenir à Paris début décembre 2012 sur quelques après-midi. Mais, cette fois-ci, la mascarade aura lieu en France, il n'y aura pas de coup de fouet ou de coup de crosse pour faire taire les accusés ou les obliger à participer à la parodie. Alors, le scénario sera un peu différent...

 

15/08/2012

Une nouvelle découverte pour le moins "surprenante" dans cette affaire : tandis que les membres de L'Arche de Zoé étaient condamnés au Tchad en décembre 2007, le président Français a dans le même temps rencontré le président Soudanais et a décidé de lui accorder une "aide bilatérale"  de 103 millions de dollars !

Le prix du silence :

1 million de dollars par enfant ?

Si seulement la France pouvait déployer autant d'efforts et d'argent à aider les populations en détresse plutôt que de soutenir et de financer les génocidaires... 

 

   
     
   
     
     
               
 

 

 

 

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