SOMMAIRE

 

 

Accueil

p. 1

Le Darfour

p. 2

Children Rescue

p. 3

Les 103 enfants

p. 4

L'affaire tchadienne

p. 5

Ce qu'il en reste...

p. 6

L'ONU

p. 7

En musique

p. 8

En librairie

p. 9

Opération TSUNAMI

p. 10

Contacts / Liens

p. 11

Vos commentaires

p. 12



Le drame du Darfour

Voilà 5 ans que dure le conflit du Darfour, à l’ouest du Soudan. Cinq ans que des millions de civils innocents, pour la plupart des femmes et des enfants, sont massacrés, torturés, violé(e)s, pillés, affamés et chassés de leurs villages par la dictature islamiste du gouvernement soudanais ou les milices qu’il a armées, les Janjawids. 

De très nombreux rapports des Nations Unies et de diverses ONG ont dénoncé les atrocités commises sur les populations civiles, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par les intégristes de Khartoum. Sans effet !

De nombreux médias ont montré au monde entier les images insoutenables de cette population martyrisée, des « people » se sont mobilisés, des collectifs de soutien à la population du Darfour ont été créés dans plus de 50 pays… Mais l’indifférence générale persiste.

Après le Sud Soudan, où plus de 3 000 000 de personnes ont été tuées en 20 ans de guerre civile, c’est aujourd’hui au Darfour que le gouvernement du Soudan impose dans le sang sa tyrannie.

Alors que le régime de Khartoum ne « reconnaît » que 10 000 morts au Darfour, les Nations Unies faisaient état d’au moins 200 000 morts dès 2005. Aujourd’hui, en 2008, à défaut de bilans officiels sérieux, y compris de la part des institutions onusiennes obligés de cacher ou de minimiser les rapports pour ménager le contexte diplomatique, les médias évoquent toujours le nombre de 200 000 morts, alors que l’analyse des bilans des organisations humanitaires démontre que plus de 550 000 personnes ont « disparu »  des statistiques. Le bilan est même sans aucun doute beaucoup plus lourd si on tient compte du fait que les ONG et les différentes agences des Nations Unies (Unicef, Programme Alimentaire Mondial, Organisation Mondiale de la Santé, Haut Commissariat aux Réfugiés…) n’ont pas accès à toutes les zones du Darfour, entravées par la police et l’administration soudanaise.

Au Darfour, le droit humanitaire n’a pas plus de valeur que les droits de l’homme…

Plus de 4 000 000 de personnes sont aujourd’hui touchées par le conflit et des milliers d’enfants du Darfour vont continuer de mourir. Au Darfour, aujourd’hui, un enfant meurt toutes les 5 minutes !

Après la Bosnie et le Rwanda, l’ONU et la communauté internationale démontrent, une nouvelle fois, qu’elles ne peuvent pas (et ne veulent pas) arrêter le massacre. Sur place depuis cinq ans, leur incapacité à faire respecter les droits de l’homme et à protéger les populations civiles coûtent tous les jours en vies humaines.

Pour trouver une issue au conflit du Darfour, la communauté internationale ne fait que se reposer et se réfugier derrière les diplomates de l’ONU, donnant parfaitement bien l’illusion qu’elle agit.

En cinq ans, pas moins de 18 résolutions ont été votées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour dénoncer les atrocités commises au Darfour. Mais, comme toujours, les résolutions des Nations Unies n'y changent rien !

Une mascarade d’accord de paix a même été signée le 17 mai 2006 entre le gouvernement de Khartoum et quelques factions rebelles. La seule conséquence notable de cet accord de paix a été une très forte extension des zones de massacres au Darfour...

Des mandats d'arrêt ont été délivrés contre deux dignitaires du régime soudanais, la belle affaire ! En récompense, un des deux inculpés a été promu par le président soudanais au rang de "Ministre des affaires humanitaires, chargé du bien-être des victimes du Darfour". Le comble du cynisme ! Un des principaux assassins est chargé du bien-être des victimes !!!

Pire encore, l’ONU et les agences humanitaires ont, au travers de leurs activités et de leurs différents programmes, injecté ces dernières années plusieurs milliards de dollars dans l’économie soudanaise (achats locaux, personnels locaux, taxes diverses, frais de vie des staffs expatriés, organisations humanitaires rackettées par l’administration soudanaise, vols de marchandises et de véhicules par les milices qui ont ainsi pu remplacer leurs chameaux par de beaux 4x4, etc.). Ces milliards de dollars ont finalement profité en premier lieu aux génocidaires de Khartoum qui ont acheté de nouvelles armes et ont renforcés leur puissance et leur pouvoir sur les populations vulnérables.

Une simple visite de Khartoum permet de mesurer combien les Nations Unies et les grandes entreprises internationales font vivre l’économie de la ville, à un niveau bien supérieur que les villes et villages du Darfour.

Une nouvelle fois la diplomatie et la politique onusienne ont échoué !

Le remède est pire que le mal !


 

La CPI inculpe le président du Soudan

Le 14 juillet 2008, le procureur de la Cour Pénale Internationale de La Haye a inculpé le président soudanais Omar Hassan El Béchir de génocide au Darfour et requis de la CPI un mandat d'arrêt international à son encontre ainsi que le gel et la saisie de ses biens.

Troisième chef d'Etat en exercice à être poursuivi par la justice pénale internationale après le Yougoslave Slobodan Milosevic et le Libérien Charles Taylor, Béchir s'est aussi rendu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité a estimé le procureur Luis Moreno-Ocampo.

Selon ce dernier, les "forces et des agents" aux ordres de Béchir ont tué au moins 35.000 civils et causé la "mort lente" de 80.000 à 265.000 autres personnes déplacées par les combats qui ensanglantent la province occidentale soudanaise depuis 2003.

"Béchir a commis, à travers d'autres personnes, un génocide contre les ethnies Four, Massalit et Zaghawa au Darfour, en utilisant l'appareil d'Etat, les forces armées et les milices djandjaouids", déclare l'acte d'inculpation du magistrat argentin.

Il relève en outre contre le président soudanais des crimes contre l'humanité et crimes de guerre - meurtres, extermination, déportation de 2,9 millions de civils, tortures et viols.

A Khartoum, le gouvernement a rejeté la compétence de la CPI. "Nous ne reconnaissons nullement ce qui vient de la CPI, qui n'a pas d'existence à nos yeux", a déclaré à Reuters un porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères.

Mais il a affirmé que le gouvernement de Khartoum restait résolu à poursuivre le processus de paix et à protéger les milliers de militaires de l'Union africaine et des Nations unies déployés dans la province en guerre.

Les organisations humanitaires qui travaillent au Darfour ont renforcé ces jours derniers leurs mesures de sécurité en prévision de l'inculpation - attendue - de Bachir, susceptible d'enhardir les rebelles darfouris et de mettre en rage les forces gouvernementales.

Créée en 2002, la CPI, premier tribunal pénal international permanent, est également saisie des crimes de guerre commis au Darfour, en Ouganda, en Centrafrique et en République démocratique du Congo. Mais elle ne dispose d'aucun instrument de coercition pour faire appliquer ses décisions.

Concernant le Darfour, où la guerre aurait fait selon les experts plus de 200.000 morts depuis cinq ans - seulement 10.000 selon Khartoum -, la CPI a déjà lancé deux mandats d'arrêt contre un ministre soudanais, Ahmed Haroune, et un chef de milice armée arabe, Ali Kouchaïb.

Les juges de la CPI vont probablement se donner plusieurs semaines, voire quelques mois, avant de lancer un mandat d'arrêt international contre le président Béchir, puis les alliés du Soudan aux Nations unies tenteront vraisemblablement de le faire suspendre.

Le Soudan compte sur le soutien de la Chine et sur la Russie au Conseil de sécurité pour bloquer toute tentative d'arrestation de son président. Pékin est le principal pourvoyeur d'armes du régime islamiste de Bachir, au pouvoir depuis 1989.

Quelques jours seulement après l’inculpation du président soudanais par la CPI, les représentants de la Ligue Arabe et de l’Union Africaine sont intervenus publiquement pour réclamer un sursis avant de lancer un mandat d’arrêt contre Omar El Béchir. Un geste symbolique qui en dit long sur l’influence nébuleuse du Soudan auprès de la communauté internationale. Dans le même esprit, on peut se demander alors si il ne fallait pas aussi accorder un sursis à Hitler pour lui laisser le temps, tout comme El Béchir,  de terminer son « œuvre ».

Le cynisme et l’abominable complicité de la communauté internationale est décidément sans limite !

 

 

 

 

Parmi les raisons de ce nouveau fiasco onusien, il faut noter le manque de soutien politique de ses états membres.

La Chine, premier partenaire officiel du régime de Khartoum, joue de son droit de veto pour protéger le Soudan des sanctions internationales et ainsi protéger ses propres approvisionnements en pétrole soudanais et vendre en retour (légalement ou non) autant d’armes que possible à son partenaire sanguinaire. La Chine est dans les faits un véritable complice des crimes contre l’humanité commis au Darfour.

Il suffit, pour s’en convaincre, de croiser sur les pistes du Darfour les milliers d’enfants soldats (de 10 à 18 ans), vêtus de guenilles, sans une paire de sandales, mais avec dans les mains une Kalachnikov flambant neuve !

Mais la Chine n'est pas la seule complice. Dans cette région du monde livrée au chaos, la France, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats Unis ne sont pas en reste dans les juteux commerces d'armement, de pétrole ou encore d'uranium... Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui sont en fait les cinq plus grands marchands d'armes de la planète, se complaisent à entretenir (voir parfois même à créer) des conflits interethniques qui permettent de maintenir des régions en état de sous-développement permettant ainsi de s'accaparer des ressources naturelles (pétrole, uranium, minerais) à moindre coût !

La communauté internationale préfère fermer les yeux sur les massacres des populations civiles et les crimes contre l’humanité, en soulageant sa conscience par quelques subventions aux organisations humanitaires, plutôt que de risquer de perturber l’économie mondiale.

Ainsi fonctionne le monde des affaires !

Beaucoup réclament aujourd’hui le déploiement des Casques Bleus au Darfour.

Cela permettrait, parait il, de protéger les populations civiles…

Un beau trompe-l’œil idéologique car l’ONU ne s’est jamais interposé directement dans un conflit. Aucun pays occidental n’est prêt aujourd’hui à dépenser de l’argent et à risquer la vie de ses soldats pour une guerre qui n’est pas la sienne. Les Casques Bleus n’interviendront au Darfour que dans quelques années, après de longues négociations avec Khartoum, après des millions de morts. Les populations de l’ex-Yougoslavie, du Rwanda et du Sud Soudan en ont déjà fait les frais par le passé, sans que l’on en tire visiblement de leçon.

Seule une décision courageuse de toute la communauté internationale, il y a plusieurs années, aurait pu faire sombrer ce régime dictatorial barbare.

Seul décréter un embargo général effectif sur le Soudan concernant tous les secteurs stratégiques, pétrole, armement, commerce international, transactions financières, aide humanitaire aurait pu faire sombrer ce régime.

Seul un arrêt du soutien direct ou indirect de la communauté internationale au régime assassin de Khartoum aurait peut-être permis de sauver les populations du Sud Soudan et du Darfour à temps.

Au lieu de cela, ce peuple a été condamné à une mort lente et douloureuse, mais si possible silencieuse…

Face à cette réalité incontournable et accablante, qui laisse bien peu d’espoir de survie aux populations civiles du Darfour, il faut refuser la fatalité et le sort tragique réservé à plus de 4 millions d’innocents.

Conformément aux déclarations universelles des droits de l’homme et des droits de l’enfant, à la convention de Genève de 1949, aux conventions de 1951 et 1989 définissant les droits des réfugiés de guerre, à défaut de pouvoir (ou de vouloir) imposer la paix, nous pouvons encore sauver la population du Darfour en l'évacuant des zones de massacres et en lui offrant le droit d’asile dans des pays en paix en Europe et en Amérique.

Le droit international le permet autant que la morale l’impose. Enfin, pour ceux qui ont une morale...


 

Pour en savoir plus sur le conflit au Darfour : www.sauverledarfour.org

 

     
 

Pour nous contacter :

L'Arche de Zoé est une association humanitaire à but non lucratif, enregistrée à Paris, numéro 05/2346/00171192

 

ck999 https://atlasepro.tv/