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Le Darfour

Children Rescue

Les 103 enfants

L'affaire tchadienne

L'affaire française

La Françafrique

La dérive des médias

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Le drame du Darfour

Voilà 9 ans que dure le conflit du Darfour, à l’ouest du Soudan. Neuf ans que des millions de civils innocents, pour la plupart des femmes et des enfants, sont massacrés, torturés, violé(e)s, pillés, affamés et chassés de leurs villages par la dictature islamiste du gouvernement soudanais ou les milices qu’il a armées, les Janjawids. 

De très nombreux rapports des Nations Unies et de diverses ONG ont dénoncé les atrocités commises sur les populations civiles, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par les intégristes de Khartoum. Sans effet.

De nombreux médias ont montré au monde entier les images insoutenables de cette population martyrisée, des « people » se sont mobilisés, des collectifs de soutien à la population du Darfour ont été créés dans plus de 50 pays… Mais l’indifférence générale persiste.

Après le Sud Soudan, où plus de 3 000 000 de personnes ont été tuées en 20 ans de guerre civile, c’est au tour du Darfour de subir dans le sang la tyrannie du gouvernement Soudanais.

Alors que le régime de Khartoum ne « reconnaît » que 10 000 morts au Darfour, les Nations Unies faisaient état d’au moins 200 000 morts dès 2005. Aujourd’hui, en 2012, à défaut de bilans officiels sérieux, y compris de la part des institutions onusiennes obligés de cacher ou de minimiser les rapports pour ménager le contexte diplomatique, les médias évoquent toujours le nombre de 200 000 morts, parfois 300 000, alors que l’analyse des bilans des organisations humanitaires démontre que plus de 550 000 personnes ont « disparu »  des statistiques. Le bilan est même sans aucun doute beaucoup plus lourd si on tient compte du fait que les ONG et les différentes agences des Nations Unies (Unicef, Programme Alimentaire Mondial, Organisation Mondiale de la Santé, Haut Commissariat aux Réfugiés…) n’ont pas accès à toutes les zones du Darfour, entravées par la police et l’administration soudanaises.

Au Darfour, le droit humanitaire n’a pas plus de valeur que les droits de l’homme…

Plus de 4 000 000 de personnes sont aujourd’hui touchées par le conflit et des milliers d’enfants du Darfour vont continuer de mourir.

Après la Bosnie et le Rwanda, l’ONU et la communauté internationale démontrent, une nouvelle fois, qu’elles ne peuvent pas (et ne veulent pas) arrêter les massacres. Sur place depuis neuf ans, leur incapacité à faire respecter les droits de l’homme et à protéger les populations civiles coûtent tous les jours en vies humaines. Pour trouver une issue au conflit du Darfour, la communauté internationale ne fait que se reposer et se réfugier derrière les diplomates de l’ONU, donnant parfaitement bien l’illusion qu’elle agit. En neuf ans, pas moins de 24 résolutions ont été votées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour dénoncer les atrocités commises au Darfour. Mais, comme toujours, les résolutions des Nations Unies n'y changent rien.

Deux accord de paix ont pourtant été signés (17 mai 2006 et 14 juillet 2011) entre le gouvernement de Khartoum et des factions rebelles (jamais toutes), mais cela n'a jamais mis fin aux massacres. De plus, les questions essentielles comme le respect des droits l'homme, le partage des pouvoirs et des richesses, le jugement des criminels ne sont pas abordées, faisant de ces accords des mascarades supplémentaires dont les diplomates de tous pays se félicite.

En 2009, 2010 et 2012, des mandats d'arrêt internationaux ont été émis par la CPI contre plusieurs dignitaires du régime soudanais pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de génocide. La belle affaire ! Cela n'a pas empêché le président El Béchir de continuer à parader dans les pays voisins et amis du Soudan et encore moins de continuer à martyriser la population du Darfour...

Pire encore, l’ONU et les agences humanitaires ont, au travers de leurs activités et de leurs différents programmes, injecté ces dernières années plusieurs milliards de dollars dans l’économie soudanaise (achats locaux, personnels locaux, taxes diverses, frais de vie des staffs expatriés, organisations humanitaires rackettées par l’administration soudanaise, vols de marchandises et de véhicules par les milices qui ont ainsi pu remplacer leurs chameaux par de beaux 4x4, etc.). Ces milliards de dollars ont finalement profité en premier lieu aux génocidaires de Khartoum qui ont acheté de nouvelles armes et ont renforcés leur puissance et leur pouvoir sur les populations vulnérables.

Une simple visite de Khartoum permet de mesurer combien les Nations Unies et les grandes entreprises internationales font vivre l’économie de la ville, à un niveau bien supérieur que les villes et villages du Darfour.

Une nouvelle fois la diplomatie et la politique onusienne ont échouées. Le remède est pire que le mal !

Parmi les raisons de ce nouveau fiasco onusien, il faut noter le manque de soutien politique de ses états membres.

La Chine, premier partenaire officiel du régime de Khartoum, joue de son droit de veto pour protéger le Soudan des sanctions internationales et ainsi protéger ses propres approvisionnements en pétrole soudanais et vendre en retour (légalement ou non) autant d’armes que possible à son partenaire sanguinaire. La Chine est dans les faits un véritable complice des crimes contre l’humanité commis au Darfour.

Il suffit, pour s’en convaincre, de croiser sur les pistes du Darfour les milliers d’enfants soldats (de 10 à 18 ans), vêtus de guenilles, sans une paire de sandales, mais avec dans les mains une Kalachnikov flambant neuve...

Mais la Chine n'est pas la seule complice. Dans cette région du monde livrée au chaos, la France, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats Unis ne sont pas en reste dans les juteux commerces d'armement, de pétrole ou encore d'uranium... Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui sont en fait les cinq plus grands marchands d'armes de la planète, se complaisent à entretenir (voir parfois même à créer) des conflits interethniques qui permettent de maintenir des régions en état de sous-développement permettant ainsi de s'accaparer des ressources naturelles (pétrole, uranium, minerais) à moindre coût.

La communauté internationale préfère fermer les yeux sur les massacres des populations civiles et les crimes contre l’humanité, en soulageant sa conscience par quelques subventions aux organisations humanitaires, plutôt que de risquer de perturber l’économie mondiale.

Ainsi fonctionne le monde des affaires.

Beaucoup réclamaient le déploiement massif des Casques Bleus au Darfour qui, parait-il, peuvent protéger les populations civiles… Un beau trompe-l’œil idéologique car l’ONU ne s’est jamais interposé directement dans un conflit. Aucun pays occidental n’est prêt aujourd’hui à dépenser de l’argent et à risquer la vie de ses soldats pour une guerre qui n’est pas la sienne. Les Casques Bleus interviendront peut-être concrètement au Darfour dans quelques années, après de longues négociations avec Khartoum, après des millions de morts. Les populations de l’ex-Yougoslavie, du Rwanda et du Sud Soudan en ont déjà fait les frais par le passé, sans que l’on en tire visiblement de leçon.

Seule une décision courageuse de toute la communauté internationale, il y a plusieurs années, aurait pu faire sombrer ce régime dictatorial barbare. Seul décréter un embargo général effectif sur le Soudan concernant tous les secteurs stratégiques, pétrole, armement, commerce international, transactions financières, aide humanitaire aurait pu faire sombrer ce régime. Seul un arrêt du soutien direct ou indirect de la communauté internationale au régime assassin de Khartoum aurait peut-être permis de sauver les populations du Sud Soudan et du Darfour à temps.

Au lieu de cela, ce peuple a été condamné à une mort lente et douloureuse, mais autant que possible ,silencieuse…

Face à cette réalité incontournable et accablante, qui laisse bien peu d’espoir de survie aux populations civiles du Darfour, il faut refuser la fatalité et le sort tragique réservé à des millions d’innocents.

Conformément aux déclarations universelles des droits de l’homme et des droits de l’enfant, à la convention de Genève de 1949, aux conventions de 1951 et 1989 définissant les droits des réfugiés de guerre, à défaut de pouvoir (ou de vouloir) imposer la paix, nous pouvons encore sauver la population du Darfour en l'évacuant des zones de massacres et en lui offrant le droit d’asile dans des pays en paix en Europe et en Amérique.

Le droit international le permet autant que la morale l’impose.

Enfin, pour ceux qui ont une morale...

 

Le clip de Princess Aniès sur le génocide du Darfour.

 

Pour en savoir plus sur le conflit au Darfour :

www.savedarfur.org

www.endgenocide.org

www.notonourwatchproject.org

 

 

 

 
 

Actualité

 

03/02/2013

Nouvelle demande adressée à l'ensemble des députés Français pour l'ouverture d'une Commission d'Enquête Parlementaire afin de déterminer le rôle exact du Ministère Français des Affaires Etrangères dans cette affaire.

 

01/02/2013

Saisine du Procureur auprès de la Cour Pénale Internationale pour signaler les agissements de l'état Français en marge de l'affaire de L'Arche de Zoé, et notamment le versement de 103 millions de dollars au régime génocidaire Soudanais.

 

31/01/2013

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a débouté ce jeudi l'Etat tchadien de sa demande de dommages et intérêts  de 6,3 millions € auprès de Philippe Van Winkelberg, un des médecins de l'Arche de Zoé, en estimant que le procès de N’Djamena en décembre 2007 n’avait pas apporté d’élément sur l’état civil des 103 enfants, pas même leur nom, pourtant présentés comme tchadiens par les médias. Voilà une première fissure sérieuse dans la « version officielle » qui avait conduit à la condamnation et à l'emprisonnement de 6 membres de L’Arche de Zoé.

Nous attendons désormais le 12 février 2013 pour voir si le tribunal correctionnel de Paris décide de renvoyer des humanitaires en prison sur la base d'une instruction judiciaire tronquée et d'un procès guidé par les intérêts politiques....

 

12/12/2012

Le procès de L'Arche de Zoé s'est tenu devant le Tribunal Correctionnel de Paris du 3 au 12 décembre 2012. Sans surprise, ce "bal des faux-culs et des amnésiques" n'aura servit qu'à vilipender encore un peu plus L'Arche de Zoé et son président. Un procès tronqué après une instruction purement à charge. La vérité ne sortira donc jamais. Notons quand même que l'état français aura eu besoin de 5 ans pour organiser cette parodie alors que le Tchad n'a eu besoin que de 2 mois !

Le verdict est attendu pour le 12 février 2013.

Lire la suite...

 

11/12/2012

Le procureur de la république réclame une peine de 3 ans de prison dont 2 fermes. Des réquisitions ahurissantes qui sont basées sur de la "rhétorique". Un énième déni du droit et un énième effet d'annonce (repris par tous les médias!) qui n'ont pour but que de cacher les mensonges de l'Etat Français et de l'Etat Tchadien dans cette affaire.

 

03/12/2012

Le procès de L’Arche de Zoé s’est ouvert à Paris, avec comme depuis le début de cette affaire, une forte pression politique et une incroyable manipulation médiatique. Les journalistes sont en effet nombreux à colporter les ragots, les insultes gratuites, les calomnies et les diffamations. Tout est bon pour salir L’Arche de Zoé et son président.

En revanche, il n’y a plus un seul journaliste pour rapporter les témoignages à décharge ou les preuves matérielles qui démontrent que certaines parties civiles ont menti à la barre comme depuis le début de l’affaire.
Pas un seul journaliste ne se pose la question des points de droit de cette affaire, et pas un seul de ne se demande, objectivement, si les membres de L’Arche de Zoé ont réellement commis les délits dont ils sont accusés aujourd'hui.
 

 

20/11/2012

Un nouveau simulacre de procès devrait se tenir à Paris début décembre 2012 sur quelques après-midi. Mais, cette fois-ci, la mascarade aura lieu en France, il n'y aura pas de coup de fouet ou de coup de crosse pour faire taire les accusés ou les obliger à participer à la parodie. Alors, le scénario sera un peu différent...

 

15/08/2012

Une nouvelle découverte pour le moins "surprenante" dans cette affaire : tandis que les membres de L'Arche de Zoé étaient condamnés au Tchad en décembre 2007, le président Français a dans le même temps rencontré le président Soudanais et a décidé de lui accorder une "aide bilatérale"  de 103 millions de dollars !

Le prix du silence :

1 million de dollars par enfant ?

Si seulement la France pouvait déployer autant d'efforts et d'argent à aider les populations en détresse plutôt que de soutenir et de financer les génocidaires... 

 

 

   
     
   
     
     
               
 

 

 

 

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